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Corse-Matin, Samedi 8 octobre 2011
Nuisances sonores : Tony Constant tranche.
La réunion relative aux nuisances sonores qui vient de se dérouler à la Mairie de Ghisonaccia en présence du sous-préfet Tony Constant, du maire Francis Guidici, de la gendarmerie, des professionnels du tourisme et de propriétaires d'établissements commerciaux ( restaurants, bars d'ambiance) a permis l'émergence d'axes de travail effectifs.
Confrontés au mécontentement de touristes qui, par le biais de plaintes déposées auprès de la gendarmerie ou par l'intermédiaire de critiques sur de nombreux blogs, ont fustigé les nuisances sonores générées par deux établissements de nuit, les responsables des camps de vacances de Ghisonaccia attendaient des réponses.
Le sous-préfet Tony Constant dans ses propos introductifs annonçait la couleur :
"C'est vers une problématique de compromis dans l'intérêt partagé de toutes les parties que nous devons nous diriger mais je peux également agir sur le plan réglementaire avec des outils efficaces."
Les services de l'Apave viennent de mener une étude d'impact sonore sur les secteurs concernés à la demande de Francis Guidici. Cette étude, financée par la municipalité, fait état d'une émergence sonore subie par certains campings de 7,5 dba, la norme admise étant de 4 dba. L'émergence sonore est la différence entre le niveau de bruit ambiant et le niveau de bruit résiduel. Quant aux niveaux sonores émis pour le besoin de l'étude par les établissements de nuit, ils avoisinaient en moyenne les 102 dba entre 2h45 et 3h15 du matin. Une mesure très supérieure à celle habituellemnt tolérée par les clients hors test sonore.
Vers une possibilité de délivrer des dérogations
Michel Chiari, gérant de restaurant d'ambiance, estime que les résultats des mesures effectuées sont à prendre avec précaution :
"Nous avions nous-mêmes commandé une étude Apave en 2009 dont les conclusions nous plaçaient dans la norme...."
Réponse du sous-préfet :
"L'aspect technique sonore est une chose, mais un cadre juridique doit être respecté pour organiser la paix civile. Pensez-vous que les touristes passent de gaîté de coeur une journée à la gendarmerie en vacances pour déposer une plainte si les nuisances n'étaient pas réelles sans parler de l'impact économique néfaste sur la région ?
Depuis 2009, en l'absence d'arrêté dérogatoire, le cadre général s'applique. En conséquence, si un compromis doit être trouvé, il le sera dans le respect des heures légales de fermeture, c'est à dire deux heures du matin" avançait le représentant de l'Etat. Toutefois, Tony Constant laissait entrevoir la possibilité de délivrer des autorisations spécifiques dans la mesure où les dossiers présentés seraient de nature à délivrer une horaire :
" Je peux évoquer le concept d'autorisation d'ouverture sous réserve d'une étude d'impact acoustique, de la possibilité de mise en place de limiteurs sur les sonos, d'un cadre juridique adapté des établissements en fonctiond e leurs activités mais j'attends avant tout que le cadre légal en vigueur soit respecté."
Il reste maintenant aux différent acteurs de cette réunion de trouver le bon compromis technique et juridique qui satisfasse les intérêts de toutes les parties.
Patrick Bonin ( journaliste)
Voilà, chers clients, les avancées sur ce problème qui n'a cessé de me mobiliser toute la saison, bien souvent au détriment de la joyeuse ambiance qui règne normalement à Arinella.
Je ne manquerai pas de vous communiquer par ce biais ainsi que la page officielle Facebook d'Arinella Bianca ( via Isabelle Gambotti) l'évolution des choses.
Le camping est fermé depuis le 8 Octobre mais nous sommes déjà en travaux pour la saison prochaine et en projets pour 2013.
A très bientôt.